J'en ai profité que Jean-Paul Smadja vient d'adapter la pièce de Bernard-Marie Koltès au théâtre local, pour lire cette très belle (et très dure) pièce sur le colonialisme africain écrite en 1979. D'ailleurs la pièce sera jouée à la rentrée prochaine avec en tête d'affiche Jean-Paul Smadja, Stéphane Piochaud et Claudie Ollivier.



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Bernard-Marie Koltès


Une pièce très dure, je disais (à jouer comme à lire) puisqu'il est question de la non-communicabilité entre les
êtres et surtout de l'incompréhension de l'autre.
Le décors : Un chantier des travaux publics au coeur d'une vaste Afrique vierge d'espace mais assourdissante de silence où la paranoïa imprègne peu à peu les êtres qui croyaient connaître le lieu.
Les personnages : Horn, chef du chantier, Cal son suppléant. Un meurtre a été commis sur un "nègre" du chantier. Sur cet entre-fait, Horn fait venir une femme de Paris, Léone.
Tout part en vrille lorsque Alboury l'africain vient chercher le cadavre de son frère...

La paranoïa s'incruste dans le microcosme de ce chantier paumé dont l'auteur plante le clou de la claustrophobie allant jusqu'à nous suggérer constemment des sons venus de l'"extérieur".

Chaque personnage se dévoile alors petit à petit...

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Amicalement